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Bureau de presse

Athènes, le 27 septembre 2021

Téléconférence sur le plan européen de lutte contre le cancer

La nécessité d'une coopération plus étroite au niveau européen pour lutter contre le cancer a été reconnue par tous les participants à la téléconférence sur le plan européen de lutte contre le cancer, organisée par la Commission spéciale du Parlement Européen sur la lutte contre le cancer (BECA). Le Parlement hellénique était représenté par les membres de la Commission permanente des Affaires sociales Konstantinos Blouchos et Andreas Xanthos.

Dans son discours, M. Blouchos a fait valoir qu'il est nécessaire d'activer des mécanismes européens de manière à libérer les connaissances scientifiques et il a souligné que la prévention devrait être soutenue, tout en faisant référence à une approche holistique du patient, qui est mise en danger en raison d'une spécialisation excessive de la science. Il a fait référence au récent renforcement du Système national de Santé et au Plan d'Action national pour la Santé publique 2021 - 2025, qui comprend des objectifs opérationnels concernant le programme national de dépistage des cancers tels que le cancer du col de l'utérus, le cancer du sein, le cancer du côlon, le cancer de la prostate, et se concentre également sur la fourniture de services de soins palliatifs.

Dans son intervention, M. Xanthos a décrit le cancer comme une pandémie qui ne peut être combattue que par une coopération au niveau européen. Il a souligné la nécessité pour le plan européen de se fixer comme priorité la réduction des inégalités entre les États membres en ce qui concerne l'accès des citoyens à des services organisés de prévention et de promotion de la santé, en mettant l'accent sur la médecine personnalisée et la médecine de précision. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les politiques qui donnent la priorité aux facteurs comportementaux (tabagisme, consommation d'alcool, alimentation, MST) et aux facteurs sociaux (pollution environnementale, conditions de travail malsaines, exposition aux radiations et aux substances toxiques). Enfin, il a fait valoir que le défi le plus important pour la politique européenne de lutte contre le cancer est l'évaluation centralisée et la négociation avec les entreprises pharmaceutiques du "juste prix" sur les médicaments oncologiques innovants à coût élevé, les tests de diagnostic de pointe et les thérapies géniques.

Le rapporteur de la Commission a fait référence aux quatre domaines du projet (prévention, dépistage, traitement et soutien) et a souligné qu'il est nécessaire d'avoir une négociation commune sur des prix uniformes et des réserves adéquates de médicaments anticancéreux. Elle a insisté sur la nécessité de financer ce projet ambitieux par le biais du Fonds de cohésion, du programme Horizon et du Fond pour la reprise et la résilience.

Le Président de la Commission BECA a souligné la nécessité de s'attaquer aux inégalités entre les Etats membres, ce qui pourrait nécessiter une révision des traités européens, afin que l'UE puisse acquérir des compétences accrues dans le domaine de la santé.

Le Chef de la DG Santé et Sécurité alimentaire de la Commission Européenne a évoqué le financement et le plan de mise en œuvre du projet, ainsi que l'aide que la Commission peut apporter aux Etats membres.

Enfin, les députés européens ont évoqué la nécessité d'assurer une recherche et un traitement transfrontaliers, de coopérer sur les cancers des enfants et des adolescents, la nécessité d'un échange de données entre les registres nationaux, mais aussi le droit à l'oubli des malades du cancer.


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